Sibylla Boulle 4 ARTS

Sibylla Boulle 4 ARTS


 
AccueilAccueil  PortailPortail  GalerieGalerie  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  PartenairesPartenaires  Etudes diversesEtudes diverses  

Partagez | 
 

 Contes africain

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Contes africain   Sam 28 Oct - 21:38

«Le frère riche et le frère pauvre»

Le conte «le frère riche et le frère pauvre» n’est peut- être pas typique mais digne d´attention. Il s´agit de deux frères qui se haïssent, l’un est riche et l’autre très pauvre. Le fait de voir son frère pauvre rappelle au riche qu´il a lui-même vécu dans la pauvreté, ceci le met toujours en rage.

A la mort du père, les deux frères héritent un âne, l´unique propriété paternelle. Le pauvre conseille de vendre l’âne et partager l’argent, ce serait beaucoup d’argent pour lui. Mais pour se moquer de son frère, le riche propose de tuer l’âne et le partager en deux parties. Ils ne peuvent pas se mettre d’accord et vont chez un juge. Le juge décide de partager l’âne en deux.

Le pauvre est si fâché, qu’il a l´intention de mettre le feu à sa maison qui est à côté de celle du riche. Ainsi les deux maisons partiraient en flammes. Le riche propose de lui donner de l’argent afin qu’il renonce à son plan. De nouveau, ils vont chez le juge, ce dernier prend partie pour le pauvre. La haine entre les deux frères grandit.

Peu après, la fille du riche mange des fèves du champ du pauvre, et celui-ci ordonne qu’on lui ouvre l’estomac pour en retirer les fèves. L´étrange juge se décide une fois de plus pour la pire des solutions.

A ce moment, les deux frères remarquent que la haine détruit tout entre eux, et comme un deptera l´avait prédit, ils sont enfin devenus amis.

Le deptera entérine toujours la pire des solutions, mais il fait cela en voulant faire le bien. C’est tout à fait contre la pensée de Gandhi qui dit qu´on ne peut pas faire de bonnes choses avec de mauvais moyens. Il s’agit plutôt d’une idée de Machiavel: le but justifie les moyens.

Dans chaque décision du deptera, on observe une gradation de cruauté, celle-ci est proportionnelle au sentiment de haine entre les deux frères.

Ainsi le suspens s´instaure, il retombe lorsque les deux frères remarquent à quel point ils ont été injustes.

Le personnage rusé est dans ce conte le deptera. Son intelligence étrange lui dit que ce sont seulement les circonstances qui causent la haine des deux frères.

Il prend ici un risque, sa confiance en la raison humaine est immense. Peut-être peut-on comparer le deptera à un dieu nous regardant d´en haut et nous observant dans toutes nos actions. Il n´intervient pas dans le sort des hommes, même si celui-ci n´est pas toujours juste et agréable, et parfois même cruel. Dans la vie des hommes, il se passe des choses effroyables qui nous détournent de notre chemin, mais tout ça a pour but de nous donner une leçon. Un proverbe allemand dit qu´« après l’orgueil il y a l’échec ». Ainsi, la vie nous apprend à ne pas mépriser ceux qui sont désavantagés. Certaines personnes ne reconnaissent pas ces règles, c´est en cela que le deptera a pris un risque: il ne pouvait pas savoir comment allaient réagir les deux frères.

Il comptait sur l’alliance sanguine des frères. Normalement un frère est une personne sur laquelle on peut compter. Il n’est certes pas toujours de l’avis de l´autre, mais quand il y a des difficultés, il est là et aide. Le deptera a joué l’«advocatus diaboli» avec son intention paradoxale: il propose le mal, pour provoquer une réaction positive, il compte sur l´esprit de contradiction des frères. On a l´impression qu’il prend la responsabilité de sa décision, en réalité, il attend que les deux frères s’aperçoivent de la cruauté de ses jugements illogiques.

C’est ainsi que le riche et le pauvre deviennent eux-mêmes responsables. A partir de ce moment, ils n´ont plus besoin des conseils du deptera. Ils se réveillent comme d’un cauchemar. Leur réaction de départ s´appuyait sur le proverbe « Œil pour œil, dent pour dent » tiré de l´Ancien Testament.

Cette histoire a plusieurs morales:

« Ne méprise pas ceux qui sont désavantagés »

« Sois juste envers ton propre frère »

« N’écoute pas des mauvais conseils quand tu sens qu’ils sont injustes ».
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Contes africain   Sam 28 Oct - 21:38

« Pleurs d'ange»

Loutcheni une jeune fille de 17 ans est élève au lycée. Elle y va en autobus et, comme c´est normal dans une grande ville, il y a de la bousculade dans le bus et les gens sont brusques les uns envers les autres. Les murs de l´école sont pleins de graffitis et Loutcheni ne se sent pas très bien au lycée et dans la grande ville. Elle est née dans un village et elle est la fille de Malembi et de Loumbou, les personnages de l´histoire suivante. Son père, Malembi, avait quitté le village comme jeune homme pour aller travailler à Pointe-Noire. Plus tard il avait trouvé un emploi dans une compagnie pétrolière, puis il avait passé beaucoup de temps sur une plate-forme en haute mer. Lorsque le gisement de pétrole fut épuisé il perdit son travail. Avec l´argent qu´il avait gagné il s´acheta un grand poste de radio et encore quelques autres choses et il retourna au village où il avait grandi. Les gens étaient si contents qu´un jeune homme revienne qu´ils firent la fête pendant une semaine parce qu´en général la plupart des jeunes gens quittent les villages et ne reviennent pas. Les villageois étaient enchantés par sa radio. Les enfants tournaient autour de l´appareil et ils étaient très intéressés par cette nouveauté. Les jeunes femmes n´avaient plus d´yeux que pour ce jeune homme. Enfin il épousa l´une d´elles, une jeune femme qui s´appelait Loumbou. Elle était une vraie beauté et aucun village à la ronde n´avait une aussi belle perle. Elle était comme la fée d´un conte qui portait bonheur au village où la vie était devenue un peu triste depuis quelques années.

Mais dans le village vivait aussi un homme qui avait l´air d´un monstre. Il s´appelait Tschiboungou et il était isolé parce que personne ne voulait avoir des contacts avec lui. Sa cabane était située à l´écart et les autres ne voulaient pas y entrer. Le soir, il se promenait souvent et ses déplacements restaient mystérieux. Les gens disaient qu´il avait domestiqué un caïman à qui il empruntait le corps la nuit et qu´ainsi métamorphosé il prenait son bain dans la rivière. Mais Tschiboungou, le monstre, avait aussi de la valeur pour le village. Il lui donnait une certaine securité parce qu´il était fort et puissant. Il était une sorte de monstre tutélaire. Or, il s´intéressait beaucoup à Loumbou la belle femme de Malembi.

Un jour Loumbou était arrivée de bon matin au bord de la rivière avec sa fille Loutcheni âgée de trois ans. Tchiboungou, le monstre, connaissait les habitudes de la jeune femme. Il savait qu´elle allait se baigner à la rivière au lever du jour. C´est pourquoi il grimpa sur un palmier de telle sorte qu´il pût voir la femme et aussi apercevoir les gens qui arrivaient du village. Pendant que la jeune femme se baignait il descendit du palmier, se métamorphosa en caïman et entra dans l´eau. Loumbou sentit le danger et voulut gagner la rive. Mais l´homme-caïman la frappa de sa queue, il la tint par les pattes de devant et disparut avec elle. La disparition de Loumbou était comme une mort sacrificielle, c´était comme les vierges qu´on offrait aux génies des eaux pour conjurer une sécheresse excessive ou quelque autre misère. Tout le village chercha Loumbou mais Tchiboungou manquait à l´appel. Un groupe de jeunes gens vit des traces fraîches de grands pieds de dinosaure. Les gens n´avaient plus de doute que Tchiboungou était l´homme-caïman qui avait tué la jeune femme.

auteur : loutar.
Revenir en haut Aller en bas
 
Contes africain
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Nouvelles Chaines sur Bbox Fibre
» Un petit bonjour d'Afrique du Sud !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sibylla Boulle 4 ARTS :: Poésie, Ecrits :: Mythologies et légendes-
Sauter vers: